Le silence des loups

Jeune lieutenant en vacances à Chamonix, Matthieu Guillaume se retrouve malgré lui mêlé à une sombre affaire. Trois meurtres ont été commis dans une ferme et l’un des cadavres, un vieillard portant un tatouage des camps de concentration, est retrouvé la langue tranchée.
Au même moment à Modane, Daniel Dernemont, quinquagénaire qui s’est toujours cru orphelin, est convoqué chez un notaire. Celui-ci lui apprend l’existence d’un frère jumeau. Épaulé par sa petite-amie Hélène, il part en quête de ses origines. Le voilà pris dans un engrenage aussi dangereux qu’implacable. Son chemin croise bientôt celui de Matthieu Guillaume. Meurtres, complots, course effrénée contre la mort… La vérité a toujours un prix.

 
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L’idée de l’intrigue me fut fournie par la secte des Raéliens, qui furent soi-disant les premiers à avoir cloné un être humain en 2002, par le biais de la société Clonaid.
Cette idée était un prétexte pour construire surtout une aventure rythmée. Rappelez-vous, je devais relever le défi d’écrire un scénario. Je réfléchis pour savoir quel type d’histoire je voulais raconter. Dans un premier temps, j’imaginais un type ressemblant à Bogart, perdu dans une vieille voiture, en pleine tempête de neige dans les Alpes. Finalement, j’oubliais Bogart, la neige et la voiture et ne conservais que les Alpes.
Côté personnage, très vite, je fus persuadé d’utiliser un flic jeune, la trentaine, sportif, non-fumeur, célibataire mais un peu borderline en termes de procédure. Les papiers, ce n’était pas son truc.
Son nom me vint par hasard, grâce à ma fille aînée. Elle avait deux excellents copains appelés Matthieu et Guillaume. En accolant ces deux prénoms, j’ai trouvé que cela sonnait bien.
Quant au second personnage important de ce livre, il me fallait un nom peu courant, mais accrocheur. Petit, j’ai habité rue d’Ernemont, à Rouen. Après avoir réalisé quelques recherches, je découvris que le nom Dernemont, en un seul mot, n’existait plus en France, les derniers porteurs de celui-ci ayant disparu au cours de la Grande Guerre. Si, par hasard, quelques rares personnes vivaient encore avec ce nom, ce serait une pure coïncidence. Je disposais ainsi de deux personnages, restait à les mettre en situation.
Pour le jeune flic, ce fut un vol de son blouson, au cours d’une sieste lors d’une randonnée, qui fut le prétexte déclencheur. Quant au second personnage que je transformais en ancien restaurateur rentier, l’idée d’en faire un enfant de la DDASS, ignorant qu’il avait des frères, fut le ressort qui me permit d’utiliser l’idée du clonage humain.
Ensuite, ce n’était plus qu’une question d’écriture.
18 mois me furent nécessaires pour aller au bout du premier jet. Par la suite, le manuscrit fut retravailler au moins quatre fois afin d’être intégré aux suivants pour former un série. Et bien sûr, pour corriger fautes, incohérences et erreurs manifestes.