Interview sans complexe de Matthieu Guillaume

Pour une fois, on change de point de vue. Excellente Interview de Matthieu Guillaume qui se confie sans détour.

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (28)

Bonjour, merci à vous d’être avec nous pour répondre à quelques questions. Une petite présentation d’abord ?

Matthieu Guillaume, c’est ainsi que je m’appelle. Comme deux des copains de la fille aînée de mon père. Mes atouts : sportif au moins au début lorsque je pratiquais le triathlon mais certaines blessures m’ont diminué. Aujourd’hui, je rame un peu d’autant que je vais me marier. Oui, oui, vous avez bien compris, je vais me marier. Avec presqu’un top model qui bosse, devinez où ?… en Ardèche ! Tout mon contraire… mais elle est si mignonne et si astucieuse. Elle m’a sorti d’un sacré guêpier dans l’une de mes enquêtes. Alors, dire si j’y tiens est sincère.

Sinon, je ne fume pas mais je partage volontiers un bon gueuleton avec mes potes. La police, c’est toute ma famille ou presque. Il y a Julien, mon capitaine… Un mec bien qui a aussi connu ses galères. Domi, le petit futé de service, coiffé n’importe comment avec un gel improbable. Delporte, divorcé, qui n’arrive pas à maîtriser son petit dernier capable de mettre de la farine dans le lave-vaisselle à la place de la lessive. Et Fred… Ah Fred ! Le plus vieux de la bande qui a failli me faire exclure de la brigade criminelle à cause de son Sida. Il ne voulait pas que ça se sache alors je l’ai aidé au mépris de certaines précautions. Comme en plus, je déteste les procédures qui nous faire perdre un temps fou, à mon avis, j’ai pris tous les risques pour lui. Mais ça va s’arranger grâce à au commandant Cravenne. Un type bien, toujours planqué derrière des lunettes sombres à cause d’une mauvaise cicatrice.

Dernière chose : j’adore les Sparks et les Queen… J’ai toute leur discographie.

 

Voilà qui a le mérite d’être complet ! Quelques mots de votre caractère peut-être ?

Obstiné, têtu, parfois pénible mais incapable de dire non. Fouineur, je ne laisse rien au hasard et tant pis si je sors des pistes balisées. Je suis capable de me lancer seul, au mépris de toute consigne de sécurité dans des situations compliquées qui auraient pu m’être fatales.

 

Les contours de votre existence ont l’air bien définis, ce n’est pas le cas pour tous les personnages de roman. Vous êtes resté longtemps en gestation dans la tête de Robinne ?

Une nuit… Lorsque son fils lui a demandé d’écrire un scénario, il a cherché un nom simple facile à retenir, bien français et surtout pas kitch. Un nom qui pouvait facilement vieillir.

 

C’est fulgurant comme création ! Vous pensez qu’il s’est servi de certains de ses propres traits de caractère ?

C’est évident. Par moment, nous ne faisons plus qu’un. Je déteins sur lui comme il déteint sur moi. Certes, parfois, il exagère pour se donner bonne conscience mais certains des événements qu’il décrit se sont réellement passés et j’en étais le spectateur. Marrant, quand j’y pense ! Je dois lui servir de psy… Ou un truc comme ça. Mais il n’en souffre pas, c’est l’essentiel et je ne l’empêche pas de dormir.

 

Pourtant, tout n’est pas à son image. On peut même dire que vous subissez pas mal dans l’histoire. Vous lui en voulez pour ça ?

Non. Je suis là pour ça, il ne faut pas l’oublier. On forme un vrai tandem. Et si je ne réponds pas présent, il serait embêté pour écrire son livre. Non, non, entre nous pas de rancune et une complicité sans faille. C’est aussi la rançon de la gloire, si on veut.

Je dois lui servir de psy…

 

Mais une fois l’action passée, que devenez-vous ?

Je me soigne et je me remets en forme. Vu ce que je subis, il vaut mieux que mes facultés soient au top ! Ensuite, je prends des vacances et plus récemment, je vais préparer mon mariage tout en surveillant mon cher Fred qui ne va pas très bien.

 

Vous parlez de tandem, on sent une vraie cohésion entre vous. Si vous lui posiez une question, laquelle serait-elle ?

Je me plais bien avec toi. Mais envisages-tu une séparation ?

 

Il nous reste à conclure. Un mot ?

Mes aventures n’ont rien à voir avec celles qu’on trouve souvent dans les livres d’aujourd’hui. Si j’osais, les histoires que je vis sont plus proches de Jason Bourne, James Bond ou John McClane, que de n’importe quel autre héros.

 

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